Positionnements des acteurs institutionnels et logiques émergentes dans les filières du spectacle vivant et de l’artisanat d’art
Porteurs du projet :
Thèmes de la recherche :
Géopolitique – Plateformes – Festivals – Création audiovisuelle – Territorialisation
Le projet de recherche :
En matière de risques professionnels, les ICC sont marquées par une prolifération de normes, de référentiels de bonnes pratiques et de dispositifs, produits par les acteurs institutionnels. Cette abondante documentation tend à dissocier la question des risques professionnels de celle de la qualité de la création. Le projet Prévention des risques dans les métiers de la création. Positionnements des acteurs institutionnels et logiques émergentes dans les filières du spectacle vivant et de l’artisanat d’art vise à qualifier et à problématiser ce décalage dans deux filières des ICC : l’artisanat d’art et le spectacle vivant, qui en matière de santé au travail ont en commun une forte usure corporelle, une intensification de la charge mentale liée à l’incertitude économique, un accroissement des RPS ainsi que des régimes temporels discontinus et atypiques, susceptibles de fragiliser durablement les trajectoires professionnelles et la création artistique.
Il s’agit de réaliser une étude compréhensive des positionnements, arbitrages et logiques des organismes : coopératives, syndicats et chambres consulaires, opérateurs de compétences (OPCO), directions déconcentrées de l’État, etc. qui représentent les intérêts des travailleurs de ces deux filières. L’hypothèse principale postule que les discours sur la prévention des risques et les dispositifs portés par les acteurs institutionnels invisibilisent les compromis que ces travailleurs sont amenés à opérer au quotidien lors du travail de la création.
La première phase du projet (ICCA 2026-2027) s’organise en quatre temps :(1) un état de l’art des productions scientifiques et professionnelles sur les liens entre risques et création, qui permettra (2) une caractérisation croisée et située des typologies de risques et (3) une cartographie des réseaux d’acteurs et des dispositifs existants, que nous mettrons à l’épreuve (4) des représentations et des logiques d’action des acteurs institutionnels.
La deuxième phase du projet consistera à poursuivre cette étude dans le cadre d’un dépôt de projet ANR (2027) portant sur la mise en(in)visibilité de la santé, des conditions de travail et des affects dans les métiers de la création.
